| Charles Marty, professeur en éco-conseil au Département des sciences fondamentales
Avant de tenter de répondre à la question qui nous intéresse, il faudra d’abord clarifier ce que l’on entend par « effondrement », déterminer l’origine de ce concept et en examiner la validité dans le contexte actuel. Nous examinerons ensuite le rôle que l’université peut jouer pour en retarder l’avènement et en atténuer les impacts.
Qu’est-ce qu’un effondrement?
Dans l’imaginaire collectif, le terme d’« effondrement » évoque un évènement soudain et de grande ampleur, bien souvent en lien avec la destruction de l’environnement, conduisant à la disparition totale d’une civilisation. En réalité, nombre d’auteurs s’accordent à penser qu’il est plutôt le résultat d’un processus graduel et multifactoriel qui n’aboutit pas nécessairement à la disparition totale de la civilisation en question.
Par exemple, bien que la civilisation Maya ait subi ce que l’on pourrait qualifier d’effondrement au 9e siècle de notre ère – déclin démographique, disparition des institutions politiques et religieuses, abandon des grands centres urbains – la culture Maya existe encore à travers de nombreux représentants, de nombreuses langues, cultures, et organisations politiques dans plusieurs pays, notamment au Mexique, Guatemala et Honduras.
Une définition assez consensuelle du concept d’effondrement est une perte de capacité à maintenir les fonctions de gouvernance d’une société, à en assurer la sécurité et la disponibilité en produits de première nécessité (Steel et al., 2022). Les sociétés subissent alors une perte progressive de complexité car les coûts de maintenance de cette complexité en dépassent les bénéfices, et sont alors contraintes à se simplifier (Tainter, 1988).
Une rapide analyse avec l’outil Ngram Viewer montre que l’utilisation du terme « effondrement » dans les titres de livres de langue française a plus que doublé entre 1970 et les années 1990 (Figure 1).

Cette augmentation n’est probablement pas sans lien avec la publication du rapport « Halte à la croissance? » (The limits to growth en anglais) commandé par le club de Rome et publié en 1972. Ce texte est souvent nommé « rapport Meadows » du nom de ses auteurs, Donella et Dennis Meadows, un couple de jeunes chercheurs du MIT en dynamique des systèmes complexes, un domaine de recherche alors dans ses balbutiements. Ce rapport présente les résultats d’un modèle du « World3 » qu’ils ont développé. Celui-ci se voulait simple, en incluant seulement cinq variables interconnectées et dont les tendances depuis la révolution industrielle sont en croissance exponentielle : la population, l’industrialisation, la détérioration de l’environnement, l’épuisement des ressources naturelles et la production de nourriture.
La conclusion la plus forte du rapport était que le prolongement de ces tendances dans un monde fini aboutirait inéluctablement à une baisse brutale de la population et de l’activité industrielle au cours de 21e siècle en raison notamment d’un épuisement des ressources non-renouvelables, d’une diminution de la production agricole et d’un excès de pollution.
Cette chute contrainte de la population projetée par le modèle peut-elle être interprétée comme un symptôme d’un effondrement à venir? Ou bien le modèle est-il trop pessimiste, ne parvenant pas à anticiper les adaptations économiques et technologiques dont les sociétés humaines sont capables, comme l’avait été l’ouvrage The Population Bomb de Paul Ehrlich quelques années plus tôt?
Sommes-nous entrés dans une phase d’effondrement?
Il semblerait, cette fois-ci, que le modèle World3 du rapport Meadows soit malheureusement en phase avec la réalité. En effet, un rapport du Melbourne Sustainable Society Institute publié en 2014 (Turner, 2014) a montré que les données historiques de 1974-2014 valident le modèle Business as usual du rapport Meadows, lequel prévoit une baisse brutale de l’activité économique et de la qualité de l’environnement au milieu du 21e siècle (Figure 2).

Où en sommes-nous, une décennie plus tard? La crise environnementale s’est aggravée. Selon l’organisation météorologique mondiale (WMO), l’année 2024 a été l’année la plus chaude jamais enregistrée, 1.55°C au-dessus de la moyenne de 1850-1900. Le GIEC estime qu’entre 3,3 et 3,6 milliards de personnes vivent dans des contextes très vulnérables au changement climatique. Dans son rapport de 2019, l’IPBES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services) rappelle que « des changements doivent être engagés urgemment car la fenêtre d’opportunités pour arrêter la perte de biodiversité et se prémunir d’un déclin irréversible et de l’effondrement des services écosystémiques clés se referme rapidement ».
Malgré les efforts engagés, les émissions de gaz à effet de serre ne diminuent pas au niveau des trajectoires prévues dans le cadre de l’accord de Paris. Selon certains climatologues, les scénarios du GIEC sont aussi trop optimistes, comme en témoigne l’accélération du changement climatique de ces dernières années (Hansen et al., 2025).
Cette accélération du changement climatique serait en partie liée à l’imbrication des problématiques environnementales. Par exemple, la mise en application de restrictions des émissions d’aérosols, toxiques pour la santé humaine et les écosystèmes, visant l’industrie du transport maritime en 2020 a causé un réchauffement significatif du climat ces dernières années. En effet, ces aérosols agissent comme noyaux de condensation dans la basse atmosphère favorisant ainsi la création de nuages qui augmentent la réflexion vers l’espace de l’énergie lumineuse solaire, diminuant ainsi le réchauffement. L’élimination d’une pollution en exacerbe une autre…
Un autre exemple est le reboisement qui certes, permet de retirer du CO2 de l’atmosphère, mais qui entraîne parallèlement une diminution de l’albédo, c’est-à-dire une augmentation de l’absorption du rayonnement solaire par la surface terrestre, causant ainsi un réchauffement du climat. On peut également citer le « paradoxe de la suppression des feux » : les interventions humaines qui limitent la progression ou le départ de feux entraînent une plus grosse accumulation de combustible dans les peuplements forestiers, ce qui augmente la sévérité et l’impact des feux futurs (Kreider et al., 2024).
Nous nous retrouvons donc dans une situation où les marges de manœuvre se resserrent et où nous devons faire des choix « cornéliens », c’est-à-dire favorables sur le court terme mais potentiellement nuisibles sur le long terme.
Sur le plan politique maintenant, peut-on par exemple interpréter les bouleversements observés depuis l’élection de Trump à l’aune de la notion d’effondrement? Les décisions du président américain et les réponses qui ont suivi ne témoignent-elles pas d’une phase de simplification du système économique et des relations internationales, en d’autres termes d’une perte de complexité, en apparence choisie mais en réalité guidée par des contraintes économiques et sociales? Son élection pourrait, comme certains le craignent, empirer la situation environnementale, avec pour conséquence une accélération de l’effondrement en question. Carbon brief estime par exemple que son élection pourrait ajouter 4 milliards de tonnes de CO2 équivalent (l’équivalent des émissions annuelles de l’UE et du Japon combinées) dans le budget américain d’ici à 2030 par rapport au programme de Joe Biden.
Au contraire, d’autres voix soutiennent que les émissions de gaz à effet de serre (GES) pourraient diminuer dans les décennies à venir, malgré les politiques anti-environnementalistes de l’administration Trump en raison d’une diminution de l’activité économique liée à la raréfaction des ressources et à une baisse du prix du pétrole causée par les secousses géopolitiques en cours. En effet, si le prix du pétrole diminue, la rentabilité de certains puits n’est plus garantie et la production diminue. Ceci pourrait entraîner une baisse des émissions de GES involontaires dans les années à venir.
Quoiqu’il en soit, en raison de l’inertie du système climatique, le climat sera très différent à la fin du siècle. On peut s’attendre à de fortes répercussions sur le système financier et assurantiel, ainsi qu’à une augmentation des migrations internationales en lien avec une diminution de la production agricole et l’augmentation de conflits locaux dans certaines régions du monde. Que le terme d’effondrement soit adéquat ou non pour décrire cette situation, de grands changements sont à prévoir, lesquels vont nécessiter de nombreuses adaptations de nos sociétés.
Et l’université dans tout ça?
Les missions des universités, telles qu’elles sont pensées depuis leur création, sont nombreuses et variées. Selon l’Association Internationale des Universités (IAU), elles sont de « contribuer à la paix et au développement humain en promouvant et en renforçant l’enseignement supérieur de manière à ce qu’il transforme des vies, connecte des personnes d’horizons divers, génère et diffuse de nouvelles connaissances, et développe des solutions durables aux défis locaux et mondiaux ».
Au Québec, la loi 32 établit que « la mission des établissements d’enseignement de niveau universitaire, (…) comprend la production et la transmission de connaissances par des activités de recherche, de création et d’enseignement et par des services à la collectivité ». Parmi les valeurs fondatrices de l’université on retrouve notamment la liberté académique, l’autonomie institutionnelle, la coopération, la solidarité et l’intégrité scientifique. Toutes ces valeurs sont attaquées frontalement aujourd’hui par l’administration Trump (A Call for Constructive Engagement | AAC&U). Certains scientifiques n’ont plus la liberté de travailler sur certains sujets s’ils veulent bénéficier de subventions publiques, les sciences du climat sont dénigrées et attaquées car leurs résultats ne satisfont pas l’idéologie du pouvoir en place, et la coopération à l’international est de fait mise à mal. On réalise donc à quel point l’université peut se retrouver dans une situation d’impuissance à la suite d’un changement de pouvoir. Il est important d’en prendre pleinement conscience et agir en amont pour éviter qu’une telle situation ne se produise ailleurs. Qu’entend-on ici par agir?
L’université produit des connaissances scientifiques et les transmet aux étudiants dans le cadre de leur formation. Il est donc du devoir de l’université de leur transmettre des connaissances pertinentes au regard de leurs objectifs professionnels mais aussi du contexte socio-économique à venir. Ne pas le faire, c’est prendre le risque de donner une formation aux étudiants inadaptée au contexte futur. Dans sa déclaration de Lisbonne en 2007, l’association universitaire européenne exprime sa volonté que les universités européennes « permettent à la société civile de relever les défis du 21e siècle ».
L’université se doit donc de réfléchir à ses défis, d’anticiper les changements à venir, de proposer des solutions, et de former les étudiants en conséquence afin de faciliter la mise en place de ces solutions. Par exemple, décarboner l’économie pour en réduire l’impact climatique concerne une multitude de secteurs et champs d’activité. Il est donc nécessaire de former les étudiants à cette problématique, quels que soient leurs champs d’étude ou leurs perspectives professionnelles, pour que tous les acteurs aient un socle de connaissance minimum et commun sur le sujet.
Les solutions sont multiples, transdisciplinaires et doivent être articulées de manière cohérente afin de maximiser leur impact. À quoi bon augmenter l’efficacité énergétique d’un procédé si l’effet rebond (ou le Paradoxe de Jevons), c’est-à-dire l’accroissement de la consommation du fait du gain de productivité, vient ensuite l’annihiler? Cet effet rebond s’exprime aussi en agriculture. L’importante augmentation des rendements n’a pas entraîné une réduction des surfaces agricoles car l’humanité s’est mise à manger beaucoup plus de viande, s’est lancée dans la bioénergie, et l’intensification des pratiques agricoles a entraîné une dégradation des sols dans certaines régions du monde (Hamant, 2020). On ne peut donc dissocier les progrès ou solutions techniques et scientifiques des aspects politiques, organisationnels, légaux et sociétaux si l’on veut avoir un réel impact.
Trouver des solutions aux crises à venir
D’aucuns pensent qu’on ne règlera pas la crise climatique actuelle avec la technologie car c’est précisément elle qui nous y a mené. Qu’adviendrait-il en effet, si nous disposions d’une ressource énergétique entièrement propre et inépuisable comme la fusion nucléaire? Dans l’état d’esprit qui nous anime présentement, nous accroitrions probablement notre pression sur l’ensemble des écosystèmes et la biodiversité jusqu’à une prochaine crise. Le rapport Meadows de 1972 considère en effet un scénario dans lequel les ressources sont illimitées : celui-ci prédit le même effondrement (avec un léger délai) en raison d’une production de pollution plus importante. Comme le dit le philosophe, astrophysicien et militant écologiste Aurélien Barrau, la crise climatique n’est qu’un symptôme d’un mal bien plus profond et plus grave. Celui de notre rapport d’exploitation et de prédation au monde.
Pour sortir de ce rapport d’exploitation de la nature et assurer la transition écologique, certains économistes préconisent de s’appuyer sur le concept des « communs » développé par l’économiste Elinor Ostrom (Ostrom et al., 1999). Les biens communs sont ceux qui ne sont ni publics (propres à la sphère étatique) ni privés (propres à la sphère marchande), et dont l’accès est universel. Cependant, l’usage des biens communs peut devenir exclusif dans le sens où l’exploitation de ces biens par un agent public ou privé peut priver d’autres agents des services qu’ils produisent et pour qui ils sont vitaux.
Pensez à l’exemple utilisé par l’écologue États-Unien Garrett Hardin dans son fameux article « The tragedy of the commons » en 1968 (Hardin, 1968): plusieurs bergers font pâturer leurs troupeaux sur une prairie commune en dessous de sa capacité de charge, si bien que l’écosystème est stable et en équilibre. L’intérêt individuel de chaque berger est néanmoins d’augmenter la taille de son troupeau car le bénéfice individuel direct est supérieur à l’inconvénient (la dégradation de l’habitat), qui lui est divisé par le nombre de bergers. Cet état d’esprit individualiste pousse les bergers à augmenter le nombre de têtes à leurs troupeaux jusqu’à un point où la population dépasse la capacité de charge de l’écosystème et où celui-ci se dégrade de manière irréversible.
C’est la tragédie des communs : « La liberté dans un commun mène inéluctablement à la ruine de tout » nous dit Hardin. Ces biens communs sont vitaux mais fragiles. Il est donc impératif de travailler au développement de modes d’organisation et de gestion de ces communs de manière à les protéger des intérêts individuels et en conserver le caractère universel. Comme l’ont montré les économistes, des modes de gouvernance et de gestion des biens communs efficaces existent un peu partout dans le monde (Ostrom et al., 1999). Il faut les documenter et les enseigner.
Effondrement ou pas, le monde qui vient sera différent, plus incertain, plus fluctuant. Pour survivre dans un monde fluctuant, le biologiste Olivier Hamant préconise de mettre de côté la performance (le produit de l’efficacité et de l’efficience) pour la robustesse, soit la capacité à absorber les chocs. Ce positionnement lui est inspiré du monde vivant qui, contrairement à une idée bien ancrée tant dans la population que chez les biologistes, est loin d’être performant mais se caractérise plutôt par sa robustesse (Hamant, 2022).
Maintenir le lien avec la société civile
Dans le contexte actuel, les chercheurs universitaires sont donc appelés à documenter et anticiper les changements et proposer des mesures d’adaptations pertinentes à la société, tant sur le plan technique qu’organisationnel. Pour que ces propositions soient prises en compte et largement acceptées, il faut une relation de confiance entre l’université et la société civile. Pour ce faire, l’université doit veiller à garder un certain niveau d’indépendance et d’autonomie vis-à-vis des pourvoyeurs de fonds, lobbys ou groupes de pression, et entretenir un lien avec la société, notamment en diffusant le savoir au plus grand nombre. Sans quoi, sa probité – et celle de la science en général – pourrait être remise en question, et une défiance à son égard pourrait se développer dans la population et être utilisée par les pouvoirs politiques à l’instar de ce qui se passe présentement aux États-Unis.
Les attaques envers les universités ont en effet été un thème de campagne pour l’administration Trump[1]. Prenons l’exemple des climatosceptiques. On peut poser l’hypothèse qu’ils le sont pour différentes raisons. Ce peut être par intérêt – lequel les pousse à nier l’impact des activités humaines sur le climat par pur cynisme (ou parfois « honnêtement » par le truchement d’une dissonance cognitive). Ce peut être par défiance à l’égard des scientifiques. Ce peut être finalement par une méconnaissance du sujet. Alors que l’université ne peut pas grand-chose face au cynisme, elle peut en revanche augmenter le niveau de connaissance des étudiants et de la population en général sur la problématique du changement climatique par des interventions de toutes sortes.
Enfin, il semble nécessaire que les universités et les chercheurs fassent preuve d’un engagement citoyen et fasse valoir leurs positions lorsque les circonstances l’exigent, à l’instar des « scientifiques en rébellion », qui frustrés que leurs recommandations et alertes ne soient pas entendues par les autorités politiques ont pris l’initiative d’un engagement plus ferme et direct (Scientifiques en rébellion, 2024). « Science sans conscience n’est que ruine de l’âme » écrivait Rabelais au 16e siècle.
Au vu de la puissance des technologies qui sont développées aujourd’hui, il semble plus urgent que jamais de questionner les fondements éthiques et moraux de certains programmes de recherche et d’en appeler à la responsabilité des chercheurs à questionner leurs propres recherches, comme l’avait fait en son temps le grand mathématicien Alexander Grothendieck, ou comme le font certains chercheurs en intelligence artificielle qui appellent à un moratoire ou un contrôle par des organismes internationaux sur son développement.
L’université, comme sa mission l’exige, doit travailler à l’intérêt commun plutôt qu’aux intérêts personnels et privés.
Références
Hamant, O. (2020). Plant scientists can’t ignore Jevons paradox anymore. Nature Plants, 6, 720–722. https://doi.org/10.1038/s41477-020-0722-3
Hamant, O. (2022). La troisième voie du vivant. Éditions Odile Jacob.
Hansen, J. E., Pushker, K., Makiko, S., George, T., Joseph, K., Susanne E., B., Reto, R., Eunbi, J., Qinjian, J., Eric, R., Isabella, V., Mark R., S., Karina, von S., Joshua, A., Junji, C., Anton, K., Jing, L., & and Pokela, A. (2025). Global Warming Has Accelerated: Are the United Nations and the Public Well-Informed? Environment: Science and Policy for Sustainable Development, 67(1), 6–44. https://doi.org/10.1080/00139157.2025.2434494
Hardin, G. (1968). The tragedy of the commons. Science, 162, 1243–1248. https://doi.org/10.1126/science.162.3859.1243
Kreider, M. R., Higuera, P. E., Parks, S. A., Rice, W. L., White, N., & Larson, A. J. (2024). Fire suppression makes wildfires more severe and accentuates impacts of climate change and fuel accumulation. Nature Communications, 15(1). https://doi.org/10.1038/s41467-024-46702-0
Meadows, D. H., Randers, J., Meadows, D. L.,& Behrens, W. W. (1972). The limits to growth: A report for the Club ofRome’s project on the predicament of mankind. Universe Books.
Ostrom, E., Burger, J., Field, C. B., N~rgaard, R. B., & Policanskys, D. (1999). Revisiting the Commons: Local Lessons, Global Challenges. Science, 284, 278–282. www.sciencernag.org
Scientifiques en rébellion (2024). Sortir des labos pour défendre le vivant. Éditions du Seuil Libellé.
Steel, D., DesRoches, C. T., & Mintz-Woo, K. (2022). Climate change and the threat to civilization. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, 119(42), 1–4. https://doi.org/10.1073/pnas.2210525119
Tainter, J. (1988). The Collapse of Complex Societies. Cambridge University Press.
Turner, Graham. (2014). “Is global collapse imminent?”, MSSI Research Paper No. 4. The University of Melbourne, Melbourne Sustainable Society Institute.
[1] Il y a trois ans, le désormais vice-président J.D. Vance, lors d’un discours au congrès du « National conservatism », scandait que « les universités et les professeurs sont les ennemis », que « les universités ne poursuivent pas la connaissance et la vérité mais le mensonge et la tromperie » ou encore que « nous devons attaquer de manière agressive les universités dans ce pays ».
