
Maria Camila Londono Aristizabal
Je suis arrivée au Québec il y a cinq ans pour débuter mon doctorat à Trois-Rivières. Mon arrivée s’est faite en plein cœur d’une tempête de verglas, dans un pays, une langue et une culture qui m’étaient encore très peu connus. Les débuts ont été exigeants, marqués par l’adaptation et l’incertitude.
Très rapidement toutefois, je me suis sentie chez moi grâce aux personnes qui m’ont accueillie. Les personnes rencontrées à Trois-Rivières sont devenues bien plus que des connaissances : elles sont devenues une véritable famille. C’est dans ce milieu que j’ai réalisé mes études doctorales et vécu cinq années riches, formatrices et profondément humaines.
À l’approche de la fin de mon doctorat, j’ai dû amorcer une nouvelle transition, quitter Trois-Rivières pour devenir professeure au Département des sciences de l’éducation de l’Université du Québec à Chicoutimi. Cette opportunité a représenté un très beau cadeau que la vie m’a offert, mais aussi un changement important et épeurant. Cette transition impliquait un autre déménagement, un nouveau milieu de travail et une nouvelle université, ainsi que le fait de recommencer à zéro dans une nouvelle ville. Comme toute transition majeure, elle demandait de nombreux ajustements et pouvait être difficile à vivre sans un bon accompagnement.
Dès mon arrivée, et même avant mon entrée en poste officielle, j’ai été très bien accompagnée par des collègues du Département des sciences de l’éducation, ainsi que par le Décanat du développement académique et départemental (DDAD) et le Carrefour de l’enseignement. Cet accompagnement a grandement facilité l’appropriation de mon nouveau poste. Mes collègues du département et l’ensemble du personnel ont fait preuve de gentillesse, d’ouverture et de sympathie. J’ai hâte de continuer à les connaître et à collaborer avec eux au cours des prochaines années.
Mon implication au sein du comité social a également joué un rôle important dans mon intégration. Je trouve que cette initiative est excellente, puisqu’elle permet de mieux connaître les collègues dans un contexte moins formel. Travailler ensemble à l’organisation d’activités de rassemblement et de partage favorise les échanges, le travail d’équipe et les discussions entre collègues, et contribue à créer un milieu de travail accueillant et humain.
J’ai aussi beaucoup apprécié la journée d’accueil des nouvelles professeures et des nouveaux professeurs de l’UQAC. Cette journée m’a permis de mieux comprendre le fonctionnement de l’université et de découvrir les différents services qui soutiennent le corps professoral. Les échanges avec des personnes de plusieurs secteurs ont contribué à créer, dès le départ, un sentiment de confiance et d’appartenance. Enfin, j’apprécie beaucoup d’avoir une mentore dans le département, car cela m’aide à mieux comprendre le fonctionnement du département, de l’université et des trois volets de ma tâche.
En repensant à mon parcours, je réalise à quel point l’accueil et les relations humaines ont été essentiels à chaque étape. Aujourd’hui, je me sens vraiment chanceuse de faire partie de cette communauté. Je viens tout juste de commencer mon poste et j’ai déjà reçu de nombreuses marques de bienveillance, de gentillesse et d’ouverture, ce qui me touche profondément. J’ai hâte de tout découvrir. Pour l’instant, j’ai surtout hâte de découvrir la région, de continuer à développer ma carrière et de rencontrer des personnes d’ici. J’aborde cette nouvelle étape avec curiosité, motivation et reconnaissance.
