S’intégrer à l’UQAC – Vincent Huard Pelletier

S’intégrer à l’UQAC – Vincent Huard Pelletier

Partager avec vous une partie de mon intégration à l’UQAC est un défi aussi difficile qu’intéressant, surtout en considérant que cela fait seulement un an que j’ai embarqué dans cette grande aventure qu’est le professorat universitaire. Je vous invite à ne pas vous attendre à une grande analyse faite avec recul et sagesse, mais plutôt à un ressenti sans filtre de ce que la dernière année m’a apporté en termes d’expériences et des gens qui m’ont aidé sur le chemin.

De Trois-Rivières à Chicoutimi, en passant par l’Étape

J’ai débuté mon parcours au pays du bleuet le 1er décembre dernier, sans trop d’attente ni de repères quant à ce qu’allait devenir ma nouvelle vie. Il était important pour moi d’immédiatement entamer des partenariats de recherche avec les acteurs du milieu sportif, de me familiariser avec mes nouveaux étudiants, de trouver un logement et de préparer l’arrivée de ma conjointe dans la région.  Ok, j’avais peut-être des attentes finalement ! Lors de ma première session, j’ai pu m’introduire aux joies de la conduite hivernale dans le fameux Parc des Laurentides. Je tiens d’ailleurs à remercier les gens de l’Étape de m’avoir gardé motivé en me fournissant ma dose hebdomadaire de petites saucisses ; ces dernières ont été (et sont toujours) une bénédiction qui vaut la route. Lors de mes premiers mois, j’ai sécurisé mon premier financement, noué quelques collaborations de recherche et pris connaissance de ma nouvelle réalité de professeur. Cependant, ces aspects restent mineurs, voire marginaux, comparativement à ma plus grande réalisation de l’hiver 2025: fiancer ma conjointe quelques semaines avant son annonce d’embauche en tant que professeure à l’UQAC. Pour nous, c’était LE meilleur scénario imaginable ! Lorsqu’on parle d’intégration de ressources professorales, on se concentre souvent, et avec raison, sur les collègues, les partenaires et les mesures que l’institution met en place. Je suis pour ma part convaincu que le facteur le plus important pour un jeune professeur est de trouver une personne compréhensive qui est prête à nous soutenir dans tous les sacrifices et embûches que peuvent comporter un déménagement et un début de carrière universitaire. Là-dessus, j’ai touché le gros lot !

Entre tondeuse et gelato

Durant le temps de la Saint-Jean, nous nous sommes installés dans notre belle grande maison nouvellement achetée sur une petite route de campagne à La Baie. Devenir propriétaire, c’est un peu comme devenir professeur. On est content d’être « dans nos affaires », et on se rend compte que c’est plus de travail qu’on pensait ! Maintenant installés depuis un peu plus de 6 mois, nous avons pu aussi constater à quel point nous étions peu doués de nos mains, mais nous sommes surtout emballés par le grand nombre de projets que nous allons entreprendre chez nous dans les prochaines années. Côté professionnel, j’ai profité de l’été dernier pour obtenir mes premiers financements de recherche, rédiger plusieurs demandes, dont certaines ont heureusement été acceptées, et mettre en branle des partenariats de recherche avec des acteurs régionaux. À ce sujet, je tiens à souligner l’accueil chaleureux que j’ai reçu des différents programmes de hockey (mon principal intérêt de recherche) des environs ! Que ce soit l’association régionale de hockey mineur, les Inuks, les Espoirs et les Élites, tout le monde a fait preuve de beaucoup d’enthousiasme et m’a mentionné vouloir travailler d’une manière ou d’une autre avec moi. Cet accueil ne s’est pas arrêté aux dirigeants de la communauté sportive, loin de là. Un matin d’aout, j’ai eu la chance d’aller diner avec un professeur aux mêmes intérêts que moi qui avait lui aussi déménagé dans la région 20 ans plus tôt pour débuter son parcours à l’UQAC. Nous avons pu échanger longuement des défis qu’il a trouvés sur son chemin, à la manière dont il a décidé d’y faire face, des choses qu’il ferait différemment s’il avait à tout recommencer, tout ça entrecoupé de mes (trop?) nombreuses questions. À la fin de la rencontre, il me glisse avec un sourire en coin : « si c’est quelque chose qui t’intéresse, je sais que les Saguenéens se cherchent un préparateur mental, tu aimerais donner ton nom ? ». J’ai accepté avant même de prendre le temps de réfléchir à comment j’allais faire entrer ces nouvelles tâches dans mon horaire, et c’est l’une des meilleures décisions que j’ai prises depuis mon arrivée ici !  Merci beaucoup Étienne, tes mots ont eu un impact immense sur mon début de carrière et j’espère pouvoir un jour te rendre la pareille.

Un automne en montagne russe

Alors que j’en étais à préparer à la dernière minute le cours que j’allais donner à la session d’automne, quelque chose de franchement bizarre m’est arrivé; j’ai vécu ma première « éclipse médiatique ». En juillet, j’ai discuté par téléphone avec un journaliste du Journal de Québec qui avait aimé une de mes conférences portant sur l’effondrement de performances sportives (choking) et notre discussion avait été agréable, simple et sans prétention. Alors, j’étais plus que surpris lorsqu’un mois plus tard, mon téléphone s’est mis à frénétiquement vibrer à 6h45 du matin. En ouvrant les yeux (et après m’avoir pincé à deux ou trois reprises) j’ai constaté plusieurs appels manqués, des messages d’une dizaine de journalistes et des félicitations de plusieurs de mes amis lève-tôt. La raison ? Un article de deux pages sur mes travaux avec été publié dans le Journal de Québec et repris par tous les autres médias de la famille Québecor. Une quinzaine d’entrevues plus tard, la situation a fini par se calmer et j’ai pu reprendre mon train de vie normal. Je tiens à remercier les employés aux communications de l’UQAC, spécialement Karine, ainsi que les différentes stations de radio de la région pour m’avoir accompagné durant cette période et avoir donné beaucoup de visibilité à mes travaux. C’est le genre de coup de pouce inattendu qui aide vraiment à se lancer dans une nouvelle région !

               Les trois étoiles

               J’ai beaucoup de difficulté à écarter le hockey de mon vocabulaire. J’ai donc décidé de vous présenter mes trois étoiles en termes de support et d’accompagnement depuis mon arrivé dans la région. Ma troisième étoile sera remise au rectorat ainsi qu’aux différentes instances de l’UQAC. Il est tellement plaisant de pouvoir avoir des discussions avec un doyen, un vice-recteur ou même M. Samson en se promenant dans les couloirs. Ce niveau de proximité fait notre force et nous nous devons de l’entretenir. Un merci spécial à Josée du DAD, à Mme Fafard au décanat de la recherche et à Marie-Christine de la FUQAC pour votre aide et votre soutien durant les derniers mois. Ma deuxième étoile est remise à ma deuxième famille, les Saguenéens de Chicoutimi. Ces derniers, spécialement Richard Létourneau et Yanick Jean, m’ont offert toute leur confiance et m’ont inclus dans leurs décisions, même si nous ne nous connaissions pas auparavant. Je m’attache un peu plus chaque jour aux membres de cette équipe, des joueurs étoiles en passant par le préposé à l’équipement ou l’équipe des communications. Au moment d’écrire ces lignes, l’équipe est première au Canada et représente fièrement les valeurs de la région. Go Sags Go ! Ma première étoile est décernée à ma direction de programme et de département. J’ai des discussions presque quotidiennes avec Nicholas, que je considère comme un solide mentor qui me forme sur le fonctionnement du programme, sur les meilleures pratiques avec nos étudiants ainsi que sur la vie universitaire en général. Ensuite, merci à Catherine qui dirige avec brio le DSÉ. Ta sagesse, ton professionnalisme et l’attention que tu portes aux nouveaux professeurs ne passent pas inaperçus.

Comme vous pouvez le constater, mon arrivée à Chicoutimi a été facilitée par plusieurs membres de la communauté sportive et universitaire qui ont fait preuve d’ouverture, d’empathie et de don de soi pour s’assurer que je me sente chez moi. Mission accomplie ! Merci à tous ceux qui prennent de leur temps pour nous parler, nous inclure et apprendre à nous connaitre, vos efforts sont appréciés plus que vous pouvez l’imaginer.

Frantz Siméon

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